La Fête de la Musique - Where it all started
Before pulling up to the function, il y a ce moment un peu suspendu où l'on se prépare. Seul ou en équipe, ce moment a le pouvoir de set the mood avant même d'y être.
Pour cette Fête de la Musique, ce moment-là s'est passé à La Défense, avec le squad. La team se préparait, outfit checks, roadmap checks... Et c'est justement ce qui rendait le moment intéressant.
J'ai installé mon contrôleur et j'ai poussé du son. Pas pour livrer un set parfaitement scénarisé ou une performance trop clean. C'était un get ready with me, mais avec le squad. Une façon de créer une vibe, de faire monter l’énergie pour la suite. Et forcément, ce moment avait une résonance particulière pour moi.
Le 20 juin 2025, j'achetais mon premier contrôleur DJ. Un an plus tard, je me retrouvais là, à faire ce que j'aime juste avant de sortir célébrer la Fête de la Musique à Paris. Entre les deux, il y a eu une année d'apprentissage presque silencieuse : tester, recommencer, douter, supprimer, réécouter. Apprendre à structurer un set, à sortir d'un morceau sans casser l'énergie, à construire une bibliothèque morceau par morceau. Comprendre la différence entre aimer la musique et apprendre à la transmettre.
Pendant longtemps, j'ai gardé beaucoup de choses pour moi-même. Peut-être parce que j'attendais que tout soit plus clair, plus propre, plus maîtrisé. Mais cette deuxième année, j'ai envie qu'elle commence autrement.
C'est peut-être pour ça que ce set improvisé compte autant. Il n'est pas seulement le souvenir d'un moment entre amis avant la Fête de la Musique. Il marque aussi le début d'une nouvelle manière d'exister comme DJ.
🎥 Get Ready With Me
Imagine getting ready with the squad before heading out, while Egloye broadcasts a 30-minute set as you pick your fit.
En réécoutant ce mix, j'y retrouve plusieurs fragments clés de l'univers que je construis. Six moments, dans l'ordre, qui racontent à la fois ma manière de mixer, mes références, mes intuitions, mes risques, et la direction que j'ai envie de prendre.
Puis Paris a pris le relais
Après ce moment de préparation à La Défense, it was about time to go. En amont, on avait repéré les events, comparé les propales de line-ups, et tracé des itinéraires. Tout cela nous a servi, bien sûr. Mais le jour J, c'est clairement le terrain qui a commandé. C'est aussi pour ça qu'avoir le bon squad, ça compte beaucoup.
Il y a eu des moments qui restent. Benin Boys, avec cette énergie familière bien en place dans Paris. Le set de Djabi à Quebra Noite qui a tout retourné. Retourner le square avec Vano Baby, fallait le faire. Paris Kids Do It Better qui shut down toute une rue. Et puis ce pop-up house-afrohousy juste à côté, où l'on pensait checker rapidement, mais où l'on est restés plus longtemps que prévu...
En somme, voir d'autres créatif·ves, venu·es d'ici, d'ailleurs, ou de plusieurs endroits à la fois, faire bouger Paris, ça inspire quelque chose de très concret. Cette journée m'a aussi rappelé que la musique n'est jamais seulement une affaire de morceaux. Elle parle des villes que l'on traverse, des communautés qui nous portent, et des morceaux d'identité qui nous caractérisent.
Sophomore again
La première année m'a appris les bases. Elle m'a appris à écouter autrement, à construire plus patiemment, à comprendre la différence entre aimer la musique et mixer. La deuxième année, je veux partager plus, documenter plus, sans attendre que tout soit impeccable. Parce qu'une action imparfaite vaut mieux qu'une idée parfaite (qui ne sortira jamais).